VIVE LE 23° FESTIVAL DU FILM AURALPIN DE SAIN-BEL !

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« Ce n’est pas seulement à Paris que le film fleurit… » Qu’on nous permette de parodier le grand Georges pour énoncer cette vérité d’évidence : si le 7° Art se porte un peu mieux en France que dans les pays voisins, c’est, entre autres raisons, parce que notre pays dispose d’un réseau de salles de cinéma très dense qui couvre non seulement les grandes villes mais aussi toute une série d’agglomérations moyennes ou petites, communes de banlieues ou villages. Dans ces endroits, le plus souvent, l’existence d’un cinéma n’est possible que grâce à l’investissement désintéressé de bénévoles très investis, qui, avec l’aide d’associations de salles (chez nous, l’ACRIRA – Association des Cinémas de Recherche indépendants de la Région AURA joue un rôle très efficace au service de ses adhérents !), du CNC (dont on ne dira jamais assez le rôle irremplaçable pour la défense du cinéma ) et des pouvoirs publics (communes surtout, départements, région) permettent aux petites salles de résister.

Créer et maintenir un festival est, pour ces salles modestes, un moyen de se faire connaître, d’augmenter leur fréquentation et le nombre de leurs sympathisants, d’offrir enfin aux bénévoles un moment privilégié de se retrouver et de fêter ensemble le 7° Art. ZigZart s’efforce, dans la mesure de ses moyens, de faire connaître ces manifestations, qui sont la preuve de la vitalité du cinéma partout et qui offrent à tous des moments de convivialité bien sympathiques !

« Le festival du film Auralpin de Sain-Bel » est un exemple emblématique de ces manifestations qui électrisent toute une micro-région pour fêter dignement le cinéma : durant toute une semaine, chaque soir, une foule de cinéphiles se bouscule au cinéma « Le Stapontin » pour découvrir un film tourné en AURA et aussi un court-métrage et pour rencontrer un professionnel du cinéma. À cela s’ajoutent des séances en journée pour les scolaires, pour les amateurs de court-métrage ou pour doubler une des représentations du soir. Ajoutons que la séance d’ouverture et celle de clôture sont suivies d’un moment festif, occasion d’échanger autour d’un buffet entre cinéphiles ou avec les invités du festival.

Une des particularités du festival est la présence d’un jury de spectateurs, placé sous la présidence d’un professionnel du 7° art, qui a la lourde charge de choisir le lauréat du Prix du festival. Pour avoir eu la chance de faire partie du jury de la précédente édition, je peux attester qu’il s’agit d’une expérience passionnante : si les débats à l’issue de la projection de chaque film, entre membres du jury, sont parfois très animés, si des oppositions vives se font jour autour de certaines œuvres, les discussions restent toujours courtoises et bienveillantes. Et l’écoute mutuelle, autour d’un agréable repas offert par des bénévoles, permet de préciser ses choix , de modifier parfois des opinions excessives, de revenir sur des jugements a priori. À l’issue de cinq jours de délibération (une présence assidue à toutes les projections et délibérations est le seul engagement demandé aux membres du jury), on a appris à mieux se connaître, à s’apprécier et le choix du lauréat se dessine facilement . C’est du moins ce qui s’est passé l’an dernier et je ne doute pas que le jury de la 23° édition, présidé par David Ayala, acteur et réalisateur, parvienne comme nous en 2025 à travailler efficacement et dans la bonne humeur !

Programme du festival sur le site du cinéma : www.le-strapontin.com

Longue vie au festival et un grand bravo à ses organisateurs !

Jean-François Martinon

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